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Tout plaquer et partir à Tahiti

mardi 11 juillet 2017

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  • Pêcheurs de nacre à Tahiti, Yvonne de Saint-Cyr, musée du quai Branly - Jacques Chirac
    Pêcheurs de nacre à Tahiti, Yvonne de Saint-Cyr, musée du quai Branly - Jacques Chirac
    (C) RMN-Grand Palais (musée du quai Branly - Jacques Chirac) / Daniel Arnaudet

Evoquer Tahiti, c’est convoquer des couleurs chatoyantes, des odeurs enivrantes, des langueurs attendues et toute une imagerie autour de la douceur de vivre, héritage des écrits d’écrivains voyageurs et poètes comme des interprétations de peintres et de photographes.
 

C’est l’explorateur anglais Samuel Wallis qui découvre l'île de Tahiti le 18 juin 1767, mais c’est au navigateur français Bougainville qui la nommera la « Nouvelle Cythère » que l’on doit la naissance du mythe d’un paradis sur terre. Dans son journal de voyage intitulé « voyage autour du monde » il décrit une société tahitienne affranchie des rythmes du travail et tournée vers la quête du plaisir : « Je me croyais transporté dans le jardin d’Eden ; nous parcourions une plaine de gazon, couverte de beaux arbres fruitiers et coupée de petites rivières qui entretiennent une fraîcheur délicieuse, sans aucun des inconvénients qu’entraîne l’humidité. Un peuple nombreux y jouit des trésors que la nature verse à pleines mains sur lui. »

L’aventure des explorateurs amoureux de Tahiti peut commencer

James Cook, Herman Melville, Robert-Louis Stevenson tomberont sous le charme de ces atolls du Pacifique. Paul Gauguin séjournera plusieurs fois sur l’île, et produira nombre de chefs-d’œuvre inspirés par l’île et sa flore. Son journal Noa Noa témoigne de son émerveillement devant la découverte de la nature et de son amour pour la civilisation Maorie.

Sur ces traces Victor Ségalen rendra compte de ses rencontres avec les autochtones et manifestera la crainte de voir disparaître leurs savoirs et coutumes transformés par la proximité avec les occidentaux : " L'heure était propice à répéter sans trêve, afin de n'en omettre un mot, les beaux parlers originels : où s'enferment, assurent les maîtres, l'éclosion des mondes, la naissance des étoiles, le façonnage des vivants, les ruts et les monstrueux labeurs des dieux maoris." 

Au 20e siècle, Romain Gary, Jean Reverzy, Roger Parry ont contribué à maintenir le mythe d’un endroit de rêve, d’une carte postale dans laquelle il est possible de faire escale.

En attendant l’exposition du Grand Palais sur Gauguin en octobre prochain, retrouvez une sélection d’œuvres pour initier le voyage.